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 fiche pres Camélia

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audrey kingyo
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Job~: Photographe à mes heures perdues - présidente du club de peinture&dessin
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MessageSujet: fiche pres Camélia   Mer 15 Fév - 11:26

hi ici Camélia blablabla
soit Cam la suite, soit mwa


elle était belle❞
Elle était belle, Camélia. Elle était belle, calme et souriante, légèrement. Elle était belle, une belle petite fleur docile ; elle était belle et obéissante, elle baissait les yeux et écoutait, simplement. Elle était belle, même quand elle se bandait les yeux, même quand elle acceptait bêtement de se laisser guider ainsi, même quand elle scellait ses lèvres et ignorait ses sanglots. Elle était belle quand sa chevelure caressait ses hanches, quand elle tournoyait, quand elle chutait ; jamais n'était-elle, encore, plus belle que lorsqu'elle se fissurait, que lorsqu'elle s'ébranlait. Et puis elle levait ses yeux implorants, elle osait heurter une toute autre définition de la beauté, elle osait défier de son regard suppliant une autorité qui ne vivait que pour perfections qui ne savaient décidément pas se saisir de cette enfant-là.

Poupée brisée, squelette au teint joliment rosé, joliment parée ; elle était belle, ses yeux brillants d'une tristesse mal cachée, ses mains tremblant légèrement d'une crainte qu'elle contenait si maladroitement. Elle était faible Camélia, et si belle dans sa faiblesse ; elle était faible Camélia, alors qu'elle n'en avait pas le droit. Alors elle obéissait, espérant décrocher quelques paillettes dans ces yeux qui la regardaient avec tant de dureté ; espérant trouver autre chose que ce calme d'acier, autre chose que cette fureur écrasante, autre chose que cette déception insoutenable. Ce regard là rendait son monde irrespirable, mais elle continuait, elle continuait de s'appliquer, d'essayer, non, de tout donner ; elle continuait d'espérer, encore, un peu, à mesure qu'elle se cassait, à mesure qu'elle sombrait. Elle se noyait, se noyait dans ce regard vide d'un amour maternel qui aurait pourtant dû s'y loger, se noyait dans des attentes qu'elle ne pouvait combler, se noyait dans une solitude douloureuse qu'elle ne semblait jamais pouvoir quitter.

Elle était belle, petite Camélia, fille à sa maman qui ne la regardait pas, ou alors seulement pour des reproches, seulement avec ce regard critique qu'elle n'arrivait pas à dompter. Elle était belle, petite Camélia, avec son poids d'espoir sur les épaules, des rêves si simples et innocents dans la tête, si naïfs. Elle était belle, Camélia, mais ce qu'elle était bête. Qu'attendre d'une enfant ? Qu'attendre d'une simple enfant qui donnait déjà tout à sa maman ? Qu'attendrait-elle, cette femme qui ne lui donnait aucune chaleur, aucune tendresse ? Tout n'était que rigueur, douleur et déception ; tout n'était que déception, oh oui. Parce que la petite Camélia, elle était douée, elle tournait bien, elle était souple et gracieuse ; mais ce n'était jamais assez, c'était toujours raté, elle ne faisait jamais les choses bien et avec application. Pourtant, jolie Camélia, elle donnait tout, tout, absolument tout ; mais peut être que ce n'était pas la danse qu'elle aimait, peut être que c'était sa maman ; peut être que ça lui faisait mal, que sa maman, c'était pas sa fille qu'elle aimait, c'était la danse ; peut être que l'inimitié qui naissait dans sa poitrine se ressentait, peut être devenait-elle trop violente, trop sauvage.

Ah, l'adolescence.

Elle était si belle, Camélia, quand elle criait, quand elle tournait, quand elle frappait, quand elle se débattait et volait. Elle était si belle, Camélia, quand enfin son regard la toisait, quand enfin le bleu de ses yeux la dévorait, quand enfin se brisait le regard emprunt d'une silencieuse supplication ; quand enfin elle vivait. Elle était si belle, quand les éclats de rire résonnaient, quand son regard s'enflammait, quand elle tendait une main provocatrice vers la douleur à l'état pur. Elle était belle, oh si belle, quand elle regardait ses plaies, quand elle se laissait pleurer, de douleur, de rage, de tristesse aussi. Ô si belle, quand elle se brisait, quand elle hurlait qu'elle existait ; ô, si belle, quand elle brûlait, quand elle sombrait. Si imparfaite la poupée, le squelette au teint joliment rosé, au prestige arraché et à l'allure abandonnée ; ô si belle, quand elle s'abandonnait à sa rage incontrôlée, quand enfin elle ne suppliait plus pour un peu d'attention, elle l'exigeait. La ratée riait au nez de son bourreau, la ratée n'était pas faite pour cela ; la ratée n'était que déception, mais la ratée avait déserté son socle. Elle était folle Camélia ; rêvant plus que de raison, jusqu'à ne plus voir la réalité, jusqu'à se découvrir incapable d'être aimée.

Camélia, ô Camélia, elle était entière, trop entière et vraie, trop authentique, sans la moindre fausse note dans les échos de son âme limpide. Tout était incroyable juste, dans ce regard, dans ces rires, dans cette violence ; elle ne s'est jamais dérobée, Camélia, elle affrontait, Camélia ; si belle quand elle fermait les yeux, si belle quand elle les rouvrait enfin pour montrer au monde son éclat. C'était fini, fini de se plier, fini d'obéir, d'être quelqu'un qu'elle n'était pas ; la nature reprendra toujours ses droits, la nature humaine la première. Alors Camélia, elle n'en avait plus rien à faire, des interdits, des rejets et de la déception ; plus rien à faire de cette mère qui n'avait toujours été que poudre aux yeux. Un sourire, une dernière injure, une liberté arrachée à la force de ses ongles ; et elle s'envolait !

Elle atterrissait si bien sur les pointes pour continuer de tourner, tournoyait gracieusement jusqu'à chuter. Alors un rire traversait sa gorge, alors sa main passait dans sa chevelure d'or blanc, alors elle la libérait ; elle était si belle, ainsi, Camélia, sans contrôle, revenue à elle-même. Elle se fichait de ce regard d'acier qui ne la comprendrait plus jamais, elle se fichait de cette déception qui grossissait, se fichait des régimes et des interdits, se fichait de tout, de tout, d'absolument tout ; elle se revenait, elle tournait, tournoyait gracieusement en chantant, elle riait aux éclats comme si plus rien n'existerait désormais. Peut être parce que c'était le cas.

Il pleuvait, parce qu'il pleut toujours dans les clichés ; il pleuvait, mais elle s'en moquait, mais elle s'envolait, alors rien n'importait, et surtout pas quelques considérations météorologiques. Elle avait mal, mais elle se libérait ; elle avait mal, mais elle avait toujours eu mal, alors qu'importait-il ? Elle avait mal, mais il était temps de grandir.
Et ce que ça fait mal, de grandir.
Elle était belle, sous la pluie, hors d'haleine et le regard étrangement brillant ; elle était belle, quand l'espoir coulait de nouveau dans ses veines, Camélia. Elle était belle, quand elle apprenait à vivre, à grandir, à aimer ; elle était belle, dans ce regard-là, regard d'enfant innocent qui ne voyait qu'une maman. Elle était belle, Camélia, quand le bonheur était enfin là, sous ce chapiteau coloré, dans l'éclat de rire d'un frère improvisé. Ô, si belle, quand elle dansait.

Il était fini le temps où elle obéissait ; son sang la rappelait à l'ordre, son sang la faisait reine dans un monde de poupées de bois. Alors casse-noisette dansait en riant, seule maîtresse de ce nouvel univers qu'elle maîtrisait à la perfection. Souveraine de son propre corps, maîtresse de son propre esprit, elle ne pouvait accepter dorénavant la subordination, que l'on ordonne et qu'elle obéisse sans discernement ; elle n'appréciait pas plus que l'on lui obéisse aveuglément, juste parce qu'elle était la fille de, juste parce qu'elle voulait qu'on l'écoute pour ses paroles, pas pour un amour qu'elle serait sans doute incapable de donner ; ô Camélia, elle voulait tant être acceptée sans s'imposer, mais elle faisait toujours tout de travers, alors elle envahissait, alors elle commandait.

C'est pourtant une bonne enfant, Camélia ; mais si belle quand elle chute, si belle quand elle se relève. Qu'importent les regards, Camélia, elle avance, elle brille ; elle est cinglante et amusée, l'amie et la sœur rêvée, l'ennemie inavouée. Camélia, elle est le pantin au bout des fils d'argents qu'elle croit avoir brisé, elle n'est sur Terre que le symbole d'une Humanité qui continue et continuera toujours de s'accrocher ; elle est celle que l'on cherche du regard, celle que l'on écoute quand on en a tant besoin, celle aux épaules trop étroites pour un nouveau poids. Fille du ciel, elle rêverait tant de s'y loger, de quitter la terre ferme pour cesser d'avoir mal, à jamais ; mais c'était fuir, et Camélia ne fuyait jamais.

HISTOIRE DE CAM







Dernière édition par audrey kingyo le Ven 24 Fév - 16:38, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: fiche pres Camélia   Sam 18 Fév - 22:38

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MessageSujet: Re: fiche pres Camélia   Ven 18 Aoû - 15:03

sa base, son pseudo, tout plein de truc ; le tout en texte, c'est quand même plus joli. :l
oh & je mettrai les pouvoirs ici ?? (nope)
bref là je teste l'overflow auto. du coup j'vais c/c un texte random.
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